mercredi 26 août 2009

Depart, troisieme et avant-derniere partie

Et voila, Romain a quitte le Japon aussi, le dernier de la famille. Depuis 2 semaines deja...
Nihon sayonara!


Mais il reste encore un peu de nous la-bas, malheureusement; en fait, pas tout a fait la-bas, plutot en mer entre Yokohama et Marseille: notre demenagement est en retard de 3 semaines...
On est donc encore dans les valises, et meme installes actuellement dans un appartement meuble en attendant l'arrivee de notre demenagement.

Sinon ca nous aura coute de lourdes demarches pendant tout l'ete, mais ca y est, on arrive au bout de nos taches: appartement, voiture, rachat de tout le gros electromenager, inscription des filles a l'ecole, recherche de nounou, rapatriement de dossiers administratifs, proprete de Coline, sevrage de Marin...On n'a pas chome, mais on voit enfin le bout du tunnel.

Aujourd'hui j'ai repris le boulot, et je m'en porte a merveille! Romain reprendra lundi prochain, et les filles attaquent l'ecole jeudi prochain. Des ce jeudi, la nounou commence a s'occuper de Marin et de ses soeurs.

Marin a eu sa premiere dent pour ses 6 mois, il commence a se tenir a 4 pattes.
Lucile et Coline ont passe un super ete avec leurs grands-parents et cousins et cousines, profitant de la piscine tous les jours.

Et tout ce petit monde se fait sans probleme a la France et a Lyon.

Cote Japon, il ne leur reste meme pratiquement que des souvenirs: les filles reagissent encore a l'evocation de leurs amis qu'elles ont laisses la-bas, mais ne parlent plus japonais depuis longtemps quand elles jouent entre elles, et elles repondent tout juste, en francais, a mes interpellations en japonais. Tout de meme, Lucile connait encore sa chanson en japonais qu'elle chantait a la creche avant le repas, mais combien de temps cela va-t-il encore durer ??


Voila, alors je laisse sur ces impressions le blog qui n'aura pas de suite, mais j'encourage vivement ceux qui le frequentaient a prendre des nouvelles (et a en donner!) par mail directement dorenavant aupres de mon adresse clodebolCHEZgmail.com.

A bientot!
Clo
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samedi 27 juin 2009

Départ, deuxième partie

Marin et moi avons quitté le Japon depuis 2 jours.
Beaucoup de rangement dans l'appartement avant le déménagement.
Au revoir déchirants avec les amies.
Long voyage mais correctement déroulé.
Décalage non encore rattrappé.

Contents tous les deux de retrouver les filles, tout comme elles de nous retrouver.
Idem pour la famille.

Le lendemain de notre départ, les déménageurs ont fait leur boulot, et nos affaires sont parties pour un demi-tour du monde en bateau de 1mois et demi à deux mois.

Maintenant, un objectif pour moi: trouver un appartement à Lyon pour le 10 août.

Et encore un mois et quelques pour le troisième volet de cette étape, avec Romain qui après un faux-départ la semaine prochaine (il vient passer une semaine à Lyon pour le boulot), repartira à Tokyo pour rentrer définitivement à Lyon le 7 août.

Clo
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jeudi 18 juin 2009

Frénésie avant le départ


Il y a ce qu'il faut absolument rapporter du Japon: des plus petites choses (magnet sushis pour le frigo!, sushis en plastique pour la dinette des enfants) aux plus grosses (couteaux de cuisine, la vaisselle) en passant par les moyennes (tissus japonais, oreillers noyaux de cerises, théière).

Il y a les souvenirs japonais décoratifs: le masque de Nô, l'éventail, le jouet en papier mâché.

Il y a "les choses qui peuvent servir", qui ne sont pas chères et qu'on a peur de regretter de ne pas avoir acheté, tellement c'est typique: les parapluies transparents, le papier washi, le papier à origami

Et puis il y a les petites choses qui nous rappelleront le Japon: l'encens.

Mais il y aussi les produits alimentaires qui nous manqueront en France: les grains de blé grillés pour faire du mugicha (infusion de grains de blés que l'on boit fraîche en été ou chaude en hiver, enfants comme adultes), hijiki et nori (algues) et poisson séché pour le dashi, huile de sésame, mirin, sauce de soja, dashi en poudre, sésame sous toutes ses formes, confiture de yuzu, thé vert à boire et thé vert pour la cuisine, les chips aux haricots de soja, les chips aux légumes, les sembei (galettes de riz sucrées-salées) etc etc etc....

Et puis quelques cadeaux.

Et l'anniversaire de Romain.

Et puis les commandes des frères et soeurs (drapeau du Japon! mais où trouver ça???, etc...).

Et puis le magasin de vêtements d'enfants pas du tout japonais mais que j'adore et que je ne trouverai pas en France (Next, anglais): j'ai fait le stock de vêtements des trois loustics pour toute l'année à venir!!


Acheter, acheter, acheter! Je ne fais que ça en ce moment!
Les bagages et le rangement de l'appartement avant le départ n'avancent pas beaucoup...


Clo
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dimanche 7 juin 2009

Départ, première partie

Il est dix heures passées chez nous, l'avion des filles a dû décoller... Elles sont parties avec mes beaux-parents ce soir. Ca fait un drôle de vide à la maison.
Lucile était très excitée. Elle avait très bien compris le scénario depuis plusieurs jours: il y aurait d'abord la fête pour dire au revoir aux amis (hummm, 28 enfants à la maison + leurs parents!! ), puis elles iraient Coline et elle dormir chez Kanna-chan (la même qui les a accueillies la nuit de la naissance de Marin), puis ce serait le dernier jour: on finirait de préparer les valises et elles partiraient chez Papou et Malou. Tout s'est donc déroulé dans l'ordre prévu, dans une grande excitatin de Lucile, et dans une humeur mitigée pour Coline, qui quand on lui demandait si elle était contente de partir chez Papou et Malou, faisait semblant de jouer avec ses crayons et ne répondait pas, ou au mieux soufflait un petit "oui" en demi-teinte.
Ce soir, pas d'au revoir déchirant à la gare où on a quitté Marc et Maryse avec les filles: Coline s'était endormie dans la poussette dans le train, crevée par toutes ces dernières journées bien chargées; Lucile, elle, nous faisait des grands signes derrière la vitre, en criant "au revoir Papa et Maman, à bientôt!", visiblement ravie de son indépendance, son sac-à-dos hibou au dos qui renfermait tous ses trésors pour l'occuper un peu dans l'avion (enfin, vu l'horaire de l'avion, il est fort possible qu'elle se soit endormie au décollage).

Maintenant, plus que deux semaines et quelques pour moi pour boucler le départ.
Et encore mille choses à faire!!

Clo
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lundi 1 juin 2009

Protraits instantanés

Lucile.
3ans et demi.



Parle maintenant bien et surtout effroyablement beaucoup!
A commencé (depuis quelques mois déjà...) les "pourquoi", pour mon plus grand désespoir!
Lorsqu'elle fait allusion à un évènement, énumère consciencieusement absolument tous les gens concernés, en ajoutant éventuellement un ou deux objets inséparables de la tribu: que ce soit pour la famille ("aujourd'hui Lucile et Coline et Maman et le bébé qui est dans le ventre de Maman vont aller chez Kaoko ?"), ou pour les amis (ils vont bientôt partir la Maman de Paul-Antoine et Paul-Antoine et la grenouille de Paul-Antoine?").
Récapitule régulièrement les activités de la journée chronologiquement, et est obsédée par ce que l'on fera le lendemain ( "qu'est-ce qu'on va faire tout-à-l'heure quand on sera réveillées et qu'on aura bien dormi et qu'on aura fini de prendre le petit-déjeuner et qu'on se sera habillées et qu'on sera prêtes ?" ou bien: "On va se laver les mains et tu vas regarder tes miels (=mails) et on va mettre les chaussettes et les chaussures et on va mettre le manteau et on va aller jeter les poubelles et après on va aller où, Maman ?")
Grandit et devient difficile à occuper, a besoin de se dépenser et de voir des amis de son âge tous les jours, à la maison s'ennuit.
De plus en plus raisonnable, ie de plus en plus facile à raisonner, bien qu'il y ait eu régression dernièrement, probablement en réaction à l'arrivée de Marin.
Passe sa vie allongée parterre, que ce soit à la maison ou dehors. Une rêveuse. Quand on veut lui parler il faut venir lui taper sur l'épaule, sinon elle n'entend pas. Si bien que je l'ai emmenée chez l'ORL, qui m'a pourtant assuré qu'elle entendait parfaitement bien.
Toujours accro à son doudou, qu'elle traînait de plus en plus partout dernièrement. Ca devenait un torchon (une serpillère!) en une journée, alors depuis il a fallu mettre le holà, il ne sort plus de la maison.
Aime rendre service, mais réclame toujours son "merci" quand par hasard on l'oublie! ("Tu dis 'merci', Maman ?"). Réclame aussi son compliment quand elle dit quelque chose d'intelligent ("Tu dis 'tu as raison', Maman !).
Passionnée par les poupées depuis des mois. Son activité préférée: les habiller et les deshabiller, à longueur de journée. Tout y passe, les 7 poupées qu'elles ont à elles deux Coline et elle, et toutes les peluches ou tous les jouets qui ont une tête, des bras et des pieds.
Pressée d'aller à la yochien (= école en japonais). Pourtant, elle ne sait pas ce qui l'attend! Elle a compris un jour que Maman ne resterait pas avec elle et qu'elle resterait avec la maîtresse et avec des nouveaux amis, ça l'a un peu embêtée un moment mais ça à l'air d'être finalement bien passé. En ce moment, elle est tracassée par le "sêtorant" (=restaurant) scolaire. Ben oui, car toujours aussi difficile concernant la nourriture... Ca va être un choc pour elle...
Avec Marin, toujours une petite mère très attentionnée. Elle vient lui laver une jambre ou un bras au moment du bain, lui met sa couche ou son body. Lui apporte un hochet quand il pleure dans son transat. Lui dit "bonjour, Marin!" le matin.
Avec sa soeur, ce sont le chien et le chat. Elles passent leur temps à se disputer. Lucile se met à pleurer tout de suite, tandis que Coline sévit de ses mains voire de ses dents. Lucile a maintenant appris à la taper en retour... Je vous dis pas l'ambiance.
Mais elles jouent à merveille ensemble. Ses mots favoris, avec Coline, c'est "Viens, Coline, on y va!". Elles vont partout, à la hoikuen, au sêtorant, au magasin, chez untel ou unetelle, faire des courses... Dernièrement, Lucile emmène Coline à la hoikuen et pars au cours de japonais... Bref, l'imagination galope et l'imitation est flagrante!



Coline
Deux ans presqu'et demi.



Déclare s'appeler Colinette et refuse qu'on l'appelle autrement.
Depuis ses deux ans, fait quotidiennement des progrès remarquables au niveau de la parole; nous surprend tous les jours par des nouveaux mots ou des nouvelles phrases inattendues.
Commence donc à rattrapper Lucile au niveau du débit de parole, mais avec une élocution bien moins claire... Je me vois donc obligée de temps en temps, fatiguée en fin de journée, de lui répondre un "oui" expéditif sans avoir compris ou même écouté ce qu'elle me dit, auquel cas elle s'énerve et me crie "non, Maman, j'ai pas compris!%$" (comprendre "tu n'as pas compris") en me tapant ou en fronçant les sourcils d'un air furieux, tout comme quand je lui parle en japonais pour m'amuser (et pour m'exercer!) ("non, Maman, pas 'sodeska'!%@$")
Quand elle s'habille, s'exclame "suis zolie, Maman!".
Un vrai perroquet: répète tout ce que dit Lucile, en se l'appropriant effrontément. De même pour tous ses faits et gestes.
Sacré caractère, et une vraie boule de concentré d'énergie. Pour l'habiller ou la déshabiller, il faut une sacrée dose de patience: entre chaque pièce de sa tenue, elle part faire le tour de l'appartement en courant et en rigolant. Pas toujours très drôle pourtant, surtout quand le temps presse, que Marin pleure à côté en attendant sa tétée ou que la fatigue physique ou morale est avancée...
A eu sa période je veux tout faire toute seule: elle était capable, quand par malheur je la montais dans mes bras sur sa chaise haute, de redescendre pour y remonter toute seule. Soit, c'est pas la première. Mais si par un malheur encore plus grand je la monte dans sa chaise, qu'elle se plaint, et que du coup je la redescends pour réparer mon erreur, alors elle s'énerve encore plus et remonte furieuse, pour redescendre toute seule et remonter encore toute seule!! C'est interminable!!
Méticuleuse à outrance. Elle ne quitte jamais une pièce sans en fermer les éventuelles portes de placard restées ouvertes, éteindre la lumière et fermer la porte. Quand elle a qqchose dans la main et que je l'appelle, elle range soigneusement l'objet à sa place avant de venir (enfin, si par chance elle a décidé de venir). Elle passe des heures à aligner des objets, de sa dînette, ou des livres, ou n'importe quoi. Quand il faut ranger, elle est folle de joie et se jette la tête la première dedans, en ne se trompant pas de place pour un seul jouet. Elle jette toujours les papiers de ses gâteaux, ou ses peaux de bananes, à la poubelle. A la fin de son repas, elle rapporte spontanément ses couverts et son assiette à la cuisine et met sa serviette dans l'évier. Bref, un vrai bonheur!
Son activité favorite, jouer à la dînette. C'est à elle que profite le plus la cuisinière qu'elles ont eue à Noël avec sa soeur. Quand elle attire "Luchille-la-kite-Luchole" (= Lucile la ptite Luciole) à son jeu, elles mangent, mangent et mangent, en chantant en coeur avant chaque "repas" leur chanson japonaise qu'elles chantent à la crèche avant le déjeuner qu'elles concluent par un 'itadakimaaaaaaaaaaaaassssssssssss!'.
Mais se joint aussi à Lucile pour jouer à la poupée, et son grand truc est de les faire dormir. N'importe où. En général quand on va se coucher on a des chances de trouver une poupée dans notre lit. Mais sur la cuvette des toilettes aussi. Ou dans le lavabo du balcon. Avec l'oreiller, la couverture et tout. Il ne faut pas faire de bruit, pas aller sur le balcon, ou pas rentrer dans sa propre chambre, ou dans la cuisine, la salle de bain ou les toilettes, sous peine de se faire gronder parce qu'on a réveillé la poupée. Ca ne rigole pas!


En tous cas, ce sont de vraies filles ces deux-là!


Marin.
Trois mois et quelques.



Lui, pour l'instant c'est dodo-têtée-transat ou tapis de jeu. Il grossit à vue d'oeil.
Des yeux tout ronds, peu de cheveux, sauf trois longs cheveux qui pendent du dessus de son crâne.
Fait maintenant de bonnes nuits de 10ou 12h, mais est un tout petit dormeur en journée. Une "grosse" sieste d'une heure ou une heure et demi au mieux le matin, et sinon deux ou trois micro-siestes de 20 ou 30 minutes. Je suis à chaque fois surprise, déçue, voire inquiète de l'entendre se réveiller si tôt. Je n'arrive pas à concevoir que cela puisse lui suffire de dormir si peu à son âge. (C'est sûr, je compare toujours à Lucile qui dormait à peu près 23 heures par jour au même âge...)
Plutôt sérieux, mais sourit à gorge déployée quand on lui parle. Fasciné par le mobile qui est au-dessus de lui dans sa niche à langer, qui le met carrément en transe.
Sourit quand il entend une de ses soeurs s'approcher.
Commence à jouet avec les jouets de ses arches de jeu, à les attrapper et les apporter à sa bouche.
Mais encore maladroit de ses mains: il se les tripote comme un vieux sénile avant d'arriver à les apporter à sa bouche.
A découvert récemment qu'il pouvait gigoter les pieds dans le bain et que ça faisait du bruit et des remous. Depuis, il s'éclate.
Se retourne déjà du dos sur le ventre! Et si on le laisse parterre, se déplace à coups d'arcboutements. On peut le retrouver jusqu'à un mètre plus loin en 5 minutes!
On l'appelle le point d'interrogation. Il dort complètement tordu jusqu'à coller son visage sur le sommet de son lit, donnant ainsi à son corps une forme courbe qui évoque le point d'interrogation.
Dernièrement, a de grosses crises de pleurs et suce de manière acharnée des doigts de ses deux mains. Déjà une dent qui pousse ?

Clo
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Le compte à rebours a commencé

Mes beaux-parents sont arrivés il y a 10 jours et ont ainsi déclenché le compte à rebours.

Dimanche prochain, à cette heure-ci, il se seront envolés de l'aéroport de Narita depuis une heure en emmenant avec eux Lucile et Coline.
Celles-ci ne reverront plus la terre des premières années de leur vie avant quelques années, peut-être jamais comme moi avec l'Argentine...

3 jours plus tard, Romain et moi partirons avec Marin 6 jours à Kyoto et ses alentours. On l'aura attendu ce voyage-là! In extremis avant de partir, à nous enfin Kyoto!!

Puis à notre retour, il me restera une petite semaine avant de m'envoler à mon tour avec Marin le 24 juin.
Marin, comme ses deux soeurs, quitte son lieu de naissance à 4 mois. Mais lui y retournera moins facilement que ses soeurs sur le leur (Lucile, Paris, y est déjà retournée; Coline, Lyon, s'y apprête).

Romain restera seul ici un mois et demi. Il quittera le dernier le Japon le 8 août.


Sniff, ça va nous manquer tout ça!

On va être contents de nous rapprocher de la famille et des amis laissés en France en partant, de recommencer à comprendre ce qu'on nous dit dans les commerces ou dans la rue, de savoir exactement ce qu'on achète au supermarché, de pouvoir lire le journal, manger du fromage, du (vrai) jambon, des artichauts et de la compote...
Mais le Japon va nous manquer! Sa cuisine, l'amabilité et le comportement respectueux des gens, la sécurité de la vie ici, ses jidoukan, le japonais qu'on va vite perdre alors qu'on commençait enfin à le parler un peu, la fiabilité de ses trains et métros, ses temples à tous les coins de rues ou détours de sentiers, ses onsens, notre quartier et les amis qu'on s'était faits...

Tout ça ne restera qu'une bonne expérience passée, à refaire, ici ou autre part!

Clo
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samedi 23 mai 2009

Qu'est-ce qu'on mange ici ? n°7: le gobo

Le gobou, c'est une racine longue qui ressemble (d'aspect) au salsifi: mince et (très) longue, très terreuse. On le consomme beaucoup au Japon surtout en ce moment, au printemps. On ne l'épluche pas, on le gratte avec le couteau. Pour enlever son âcreté, on le trempe avant de le cuisiner dans de l'eau vinaigrée quelques minutes.
Moi je ne l'ai découvert que cette année, et je le regrette bien, parce que c'est trop bon!
Il se cuisine de plusieurs façons:
je l'ai goûté l'autre jour chez ma copine Wakako en nimono, c'est-à-dire bouilli (dans un bouillon à la japonaise) avec d'autres légumes et de la viande de poulet et servi en sorte de salade tiède baignant dans un peu de jus de cuisson: le Chikuzenni, spécialité de Chikuzen (à Kyushu). C'était délicieux.


(ce sont les bâtonnets beiges de l'épaisseur d'un pouce)
Il se fait aussi et surtout en salade tiède également avec de la carotte, le tout assaisonné aux ingrédients de base habituels: dashi, saké, mirin, sauce de soja, sucre et graines de sésame roux. Ca s'appelle le kimpira gobou, et on le trouve régulièrement dans les plateaux japonais en petit plat d'à côté (les menus japonais sont généralement composés en plus du plat principal, de l'incontournable soupe miso et de petites coupelles avec des légumes marinés ou bien des micro-salades de légumes cuits comme le kimpira gobou).
L'autre jour, une amie venue déjeuner à la maison en a apporté.

C'était délicieux. Elle m'a dit que c'était simple à faire et m'a expliqué comment faire. Ce soir, j'ai essayé de le refaire à la maison. Il me manquait un ingrédient, mais visiblement ça n'a pas gêné: ça a été approuvé par Romain ... et ça a même plu à mes beaux-parents! Pourtant, ce n'était pas un cadeau de les faire réattaquer la nourriture japonaise dès leur sortie de l'avion par ce plat au goût bien bien typiquement japonais, surtout pour ma belle-mère qui n'avait pas été très fan de la bouffe japonaise lors de son dernier séjour il y a un an et demi... mais c'est passé. Tant mieux!


Clo
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lundi 18 mai 2009

Slideshow: hiver-printemps

Toutes nos bonnes photos depuis le dernier slildeshow...



(Pour le slideshow de novembre 2008:
http://gonardjapon.blogspot.com/2008/11/la-famille-en-slide.html )


Clo
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jeudi 14 mai 2009

Des petits japonais

Eh oui, chacun à sa manière, ils ont quelque chose de japonais.

Lucile, ce qu'elle a de plus japonais, c'est peut-être sa manière de poser pour les photos, adoptée tout récemment à mon plus grand dam.
Rappelez-vous, je la commentais (cette pose des japonais pour les photos) là:
http://gonardjapon.blogspot.com/2008/04/amazing.html



Coline, elle, ce qu'elle a peut-être de plus japonais, --ou ce qu'elle a de japonais qui m'énerve le plus!-- c'est sa manière de répondre positivement à une question interro-négative pour confirmer la négation. Bon, ça à l'air compliqué mais c'est très simple. Exemple (au supermarché): "vous n'avez pas de moutarde ?" Réponse: "oui!". J'avais eu du mal à comprendre et à m'y faire. J'ai encore ce même mal à comprendre Coline quand je lui demande "Tu n'as pas froid ?" et qu'elle me répond "oui". Le pire c'est quand elle ne fait que hocher positivement de la tête: est-ce un "oui" (en effet je n'ai pas froid) ou est-ce un "si!" (si, j'ai froid!) ?

Sinon, elles adorent le riz avec du furikake, ce mélange de produits secs (algues, poisson, graines de sésame, etc...) que l'on saupoudre sur le riz pour un assaisonnement facile pour les enfants, et elles le mangent quotidiennement: si on leur demande ce qu'elles veulent pour le dîner, on connaît la réponse! Et le tout, avec les baguettes bien sûr!




Et le japonais ? Eh bien ça y est, ça a explosé depuis 3 mois: maintenant, elles parlent avec leurs copains en japonais (sauf avec les copains français quand-même!), et même entre elles la moitié du temps quand elles jouent.

Mais elles ont une manière très différente de l'aborder: Coline le parle comme elle a commencé à parler le français, c'est-à-dire spontanément et à tatons, avec des fautes d'enfant. Lucile, elle, fonctionne par traduction! Elle me demande sans arrêt " 'onaka ippai', ça s'appelle 'j'ai faim' ?" ou bien me déclare fièrement " 'usagi' ça veut dire 'lapin' !".

Lucile ne loupe plus une occasion de parler japonais dans les parcs, elle s'approche notamment des parents et leur pose des questions, visiblement un peu pour crâner, pour montrer qu'elle sait parler japonais! (elle recherche le "kawaiiiiiiiiiiiiiiiiii"!)
C'est mignon, sauf que c'est pas toujours juste ni même compréhensible, donc elle se prend des vents de temps en temps ! Comme tout-à-l'heure au parc de Shinjuku Gyoen, ou elle a demandé 10 fois de suite à un peintre ce qu'il faisait ("nani shiteru no ?") mais n'a reçu aucune réponse!

Coline, je me suis aperçue qu'elle avait horreur que je lui parle japonais! Quand je le fais, elle fronce les sourcils et me crie énervée: "Non, Maman, pas 'honto' $%?@§#$!!" !
("honto"= "ah bon, c'est pas vrai!")

Enfin, Marin, lui, ce qu'il a de plus japonais, c'est l'honneur qu'il a eu grâce à Yonezawa-san, d'avoir une poupée-guerrier exposée en son honneur pendant tout le mois d'avril et jusqu'au 5 mai, comme tout aîné mâle dans une famille.
En effet, ici, on achète à la naissance du premier garçon d'une famille une poupée-guerrier (musha ningyo), que l'on expose dans la maison, les 3 premières années de l'enfant, pendant tout le mois qui précède le 5 mai, qui est la fête des enfants.
En fait cette fête des enfants, "kodomo no hi", est surtout la fête des garçons puisque les filles ont déjà une fête qui leur est dédiée le 3 mars (hina matsuri).

Or Yonezawa-san a eu un garçon il y a bien longtemps, il y a 28 ans, et 3 ans de suite a exposé une poupée chez elle en son honneur.
Puis la poupée est partie au garde-meubles.
Et le mois dernier, alors que je me rendais chez elle pour qu'elle me donne un cours (perso) de japonais, avec Marin bien sûr (les filles étaient à la crèche), elle m'a expliqué qu'elle avait ressorti cette poupée après 25 ans de cave en l'honneur de la venue chez elle d'un aîné mâle nouveau-né. Il paraît que ce n'était pas arrivé depuis les 3 ans de son fils!
C'est la classe, non ?

Clo
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samedi 9 mai 2009

Qu'est-ce qu'on mange ici ? n°6: sushi versus sashimi, suite et fin.

En complément au message de l'autre jour (http://gonardjapon.blogspot.com/2009/04/quest-ce-quon-mange-ici-n3-sushi-versus.html):

LES SASHIMI

On mange une infinité de variétés de poissons en sashimi, mais le plus courant et le plus couru est de loin le thon, dont on distingue plusieurs qualités qui portent différents noms (le plus cher, réputé le meilleur, étant le toro).
On trouve aussi très communément du saumon, du calamar, de la crevette (crue...) ou de la dorade. Ensuite, le choix dépend de la taille du resto où on est et du prix qu'on veut mettre: anguille, poulpe, coquille saint-Jacques, buri, fugu, etc, etc...






On trouve sur la carte du menu dans les restaurants des assortiments de sashimi (de poisson cru, donc, à ne pas appeler sushi. On trouve d'ailleurs rarement des sushi au restaurant, à part dans les resto à sushis!)
Au supermarché aussi on trouve des assortiments de sashimi en barquettes.


LE RIZ SUSHI

je rappelle qu'au sens propre sushi désigne une préparation de riz vinaigré, qui accompagne quelque fois, mais pas toujours, les sashimi, et qui est utilisé dans de nombreux autres plats qui ne contiennent absolument pas de sashimi.

Le riz sushi est simplement du riz cuit comme d'habitude, auquel on ajoute, pendant son refroidissement, du vinaigre de riz et du sucre, selon un savant dosage. On mélange et c'est fait.
Ensuite, toute préparation qui utilise ce riz portera un nom dérivé du mot sushi, comme par exemple:

1)-- le chirashizushi, (qui ne contient pas de poisson cru):



Trois versions du même plat, préparé par 3 amies japonaises:
*à gauche à l'occasion d'une fête de Noël pour les enfants,
*u milieu, apporté à domicile par ma voisine Aoki-san à l'occasion de Hinamatsuri (la fête des filles le 3 mars)
*à droite (ou en bas), apporté par une voisine invitée à déjeuner à la maison tout début janvier.

C'est toujours un repas de fête, dans lequel on mélange avec le riz sushi quelques légumes cuits et découpés en petits morceaux (typiquement carotte, renkon*, takenoko*), éventuellement aussi des miettes de saumon en boîte, et que l'on décore généralement d'allumettes d'omelette, de crevettes, et de haricots plats. On rajoute des graines de sésame brun et des allumettes de nori et on sert à température ambiante. Je ne trouve pas ça mauvais mais tout dépend du choix et de la fraîcheur des ingrédients... et de la main de la cuisinière!

2)--les suhis au sens où on les entend en France:


C'est ce qu'on mange dans les restos à sushi en France (et au Japon!). Ici, on les trouve aussi au supermarché.
C'est en général du riz à sushi combiné avec du sashimi, et selon la présentation et les autres ingrédients utilisés, on a principalement:

-le makizushi (=sushi-rouleau), qui est entouré d'une feuille de nori*, et contient à l'intérieur des morceaux de sashimi et souvent aussi de l'omelette, du concombre, de l'avocat, de la salade, de la crevette cuite, des oeufs de poisson, de la chaire de thon crue écrasée etc...



-le nigirizuchi: celui-là, c'est simplement un bloc de riz à sushi allongé et de la taille d'une bouchée, surplombé d'un morceau de sashimi, celui-ci étant souvent "collé" au riz à l'aide d'une pointe de wasabi*. Il peut aussi avoir un morceau d'omelette plutôt que du sashimi, dans ce cas, il est entouré d'un ruban de nori.





Les sushis sont mangés à la baguette en une seule bouchée, en général légèrement trempés dans de la sauce de soja et du wasabi (on ne trempe que la garniture, pas le riz, sous peine de voir la composition s'écrouler dans le bol de sauce et de se retrouver bien ridicule!).
Ils sont souvent accompagnés pour la présentation de crudités, telles les feuilles de shizo*, le daikon* râpé, des fleurs de kiku* (vraies ou en plastique!), des rondelles de carotte crue en forme de fleur, etc...

Tentative de sushi à la maison (je n'ai fait l'expérience qu'une fois et suis arrivée à la conclusion qu'il vaut bien mieux les acheter au supermarché!):




3)--le inarizushi, qui est simplement une poche de tofu frit (c'est l'abura age de la salade de hijiki de Wakako, cf http://gonardjapon.blogspot.com/2009/05/quest-ce-quon-mange-ici-n4-dans-les.html) remplie de riz sushi, habituellement nature (éventuellement mélangé à du takenoko*, des carottes ou des champignons).




Voilà... Vous savez tout (ou du moins tout ce que je sais moi) sur les sushis et les sashimis!



Mais... nous, dans l'histoire ??

Eh bien nous, on achète régulièrement des barquettes de sashimi ou de sushi au supermarché qu'on rapporte pour les manger à la maison. Ce n'est pas très cher. On a repéré les supermarchés où ils sont les meilleurs autours de chez nous. C'est surtout pour les dimanches soirs ou les retours de grande journée dehors avec la flemme de cuisiner... Où les invités français de dernière minute à la maison, ça fait toujours bon effet.
Lucile elle-même adore les sashimi, Coline un peu moins. Quant aux sushi, elles n'en étaient pas très fan jusqu'à maintenant, il n'y a que récemment qu'elles s'y sont mises un peu.

Les restos à sushi on n'en fait pas vraiment souvent. Moi j'en ai fait 2 en 2 ans je crois. Romain a un kaiten sushi en bas du bureau, donc il y va un peu plus souvent, mais à vrai dire, pour nous, il y a bien mieux à découvrir dans la nourriture japonaise. Les sushi c'est un peu simple, un peu facile; et finalement un peu écoeurant, et ça ne laisse pas un bon goût dans la bouche l'après-midi, dit Romain! Mais ça a un avantage quand-même, c'est que c'est ultra sain! Pas un gramme de matière grasse ajoutée... c'est peut-être comme ça qu'on a perdu nos 7 kilos chacun en arrivant au Japon il y a deux ans!

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*renkon: légume japonais très étrange: c'est une racine allongée percée (un peu comme le gruyère) de gros trous dans la longueur. Ainsi, une tranche de renkon ressemble à une roue:



Il est utilisé cuit dans de nombreux plats japonais. Il a une texture croustillante surprenante, même après cuisson.

*takenoko: pousse de bambou

*wasabi, nori: cf
http://gonardjapon.blogspot.com/2009/05/quest-ce-quon-mange-ici-n5-le-fond-de_04.html

*shizo= feuille utilisée fraîche comme condiment, au goût un peu poivré
(cf en déco sur la photo des sushi-maison ci-dessus: pas le persil ni la fleur de kiku en plastique, mais les 3 autres feuilles dentées)

*daikon: variété de radis, blanche, au goût doux. Se mange cru réduit en purée ou râpé en fines et longues lanières, cf mon message sur le blog il y a un an:
http://gonardjapon.blogspot.com/2008/02/expdition-miura-le-weekend-dernier.html

*kiku: fleur de chrysanthème jaune; oui, ici elle se mange!




Clo

PS: comme dans le message précédent, toutes les photos ne sont pas de moi, certaines ont été trouvées sur la toile
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lundi 4 mai 2009

Qu'est-ce qu'on mange ici ? n°5: le fond de base pour cuisiner japonais.

En France, pour cuisiner, il faut avoir au moins: du beurre, de la moutarde, du vinaigre, de l'huile de tournesol, de l'huile d'olive, et du sel et du poivre.

De même, au Japon, les ingrédients de base à avoir dans sa cuisine sont:




*la sauce de soja: on la connaît en France, et ce n'est pas propre au Japon. Bcp d'autres pays asiatiques l'utilisent pour leur cuisine (tout à droite)

*le saké de cuisine: de l'alcool de riz (bouteille verte)

*le mirin: un autre alcool de cuisine, fait à partir du riz aussi, mais bcp plus sucré; il est jaune-or (à gauche du saké)

*le sucre: les japonais utilisent bcp le sucre brun, mais le sucre blanc fait l'affaire aussi

*l'huile de sésame, qui n'est pas l'huile de base mais qui est très souvent utilisée pour son goût(le deuxième à partir de la gauche)
(l'huile de base de la cuisine est ici comme en France l'huile "jaune": tournesol, canola, etc)

*le dashi, bouillon qui sert de base de cuisson de nombreux plats japonais: tout prêt en poudre ou en conserve, ou les ingrédients pour le préparer: le kombu et le katsuo, le premier étant une algue séchée, le deuxième des flocons de bonite (poisson) séchée (pas en photo car au frigo)

*le vinaigre de riz (tout à gauche)

(*il faudrait aussi mettre le miso, mais je le mets entre parenthèses parce que moi, à part la soupe miso, je ne connais aucune recette qui l'utilise; mais je crois qu'il y en a beaucoup)

Quand on a ça, plus une paire de baguettes de cuisine, on peut ouvrir son livre de recettes japonaises!





A cela, il faut ajouter les ingrédients suivants, qui sont très couramment utilisés dans les plats japonais:

*le sésame, noir ou blond et sous toutes ses formes: en poudre, en graines, en pâte



*le nori (algue séchée), en allumettes ou en feuilles


*le wasabi: sorte de moutarde japonaise, de couleur vert vif, qui se présente sous la forme d'une pâte épaisse


*le gingembre (frais râpé ou en pâte)


*le tofu (pâte de soja fermenté, blanche, à la consistance comme celle d'un flan; c'est un produit frais)

Et j'en oublie...


Rien que d'en faire la liste, ça me met l'eau à la bouche! Ca va nous manquer tout ça en France!

Clo


PS: toutes les photos ne sont pas de moi, une bonne partie a été trouvée sur la toile
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samedi 2 mai 2009

Qu'est-ce qu'on mange ici ? n°4: dans LES RECETTES DE WAKAKO, la SALADE DE HIJIKI ET LE POISSON GRILLE A LA SAUCE SUCREE-SALEE

Ici, pendant 2 ans, on a mangé aussi bien japonais que français.
Japonais bien sûr au restaurant, mais aussi un peu à la maison de temps en temps.
Quelques recettes improvisées, ou trouvées sur internet, ou dans un livre de recettes asiatiques donné par une amie. Mais les recettes qu'on réussit le mieux sont toujours celles qu'on nous a appris en personne et qu'on a vu faire en direct.


Pour moi, ce sont donc celles que Wakako m'a apprises. Wakako, c'est une voisine de l'immeuble, qui m'a abordée un jour parce qu'elle parle un peu français.
En me présentant, je lui ai dit que j'aimais faire la cuisine, et elle a aussitôt rebondi en disant qu'elle aussi, et qu'on pourrait s'apprendre des recettes respectives de nos pays.
J'étais ravie, c'était exactement ce qu'il me fallait! En plus, je suis tombée sur une excellente cuisinière, qui passe vraiment sa vie à cuisiner, et qui connaît et surtout réussit bien mieux que moi la pâtisserie française!
A chaque fois que je suis allée chez elle, elle m'a non seulement appris de très bonnes recettes (japonaises), mais en plus servi de très bon desserts (français en général).

Elle a moins gagné de ma part: je ne suis pas aussi minutieuse qu'elle, et j'ai été capable de lui apprendre la recette du gratin dauphinois que j'avais essayée seulement deux fois la semaine précédente... C'est pas très pro. Mais surtout, je n'ai pas été capable de lui apprendre les recettes qu'elle m'a réclamées, comme la bouillabaisse (elle est vraiment mal tombée avec moi pour la bouillabaisse il faut dire).
Bref, on s'est échangé quelques cours de recettes avec nos enfants "dans les pattes", mais c'était à chaque fois super sympa, bien que laborieux parce que son français n'est pas terrible terrible et mon japonais n'en parlons pas.
Malheureusement, elle s'est "eclipsée" un an pour aller vivre à Kyushu avec son mari et sa fille, et quand elle est revenue, en janvier dernier, j'étais enceinte jusqu'aux dents, et bien occupée à préparer la naissance de Marin, donc nous n'avons pas pu reprendre nos échanges de cuisine.

En tous cas, les recettes qu'elles m'a apprises sont assez faciles à refaire (surtout quand on a vu faire, comme je disais), et je les ai toutes aimées et refaites régulièrement. Sauf une, que Romain n'aime pas, et que je n'avais refaite qu'une fois. Ce soir, je l'ai enfin refaite (moi j'adore!). Romain l'a un peu plus aimée que d'habitude a-t-il dit.

Il s'agit de la salade de hijiki.
Le hijiki, c'est une algue, qu'on achète déshydratée et qu'on réhydrate dans l'eau tiède 10min avant de l'utiliser.
La salade contient aussi de la carotte, des haricots de soja, et de l'abura age (prononcer "aguet"), qui est une poche de tofu frit. (mais d'aspect, ça n'a rien à voir avec le tofu frais.)

Quant à l'assaisonnement, on utilise un bouillon qui sert de base à de très nombreuses recettes, le dashi. Il est fait à partir d'une autre algue, le kombu, et de bonite séchée (flocons de poisson séché). On y rajoute de la sauce de soja, du mirin, du saké et du sucre, et grosso modo, on fait bouillir là-dedans les ingrédients sautés préalablement à l'huile.
Comme toute la nourriture japonaise, presque, c'est simple, sain et bon (Romain n'est pas d'accord avec moi pour la dernière caractéristique mais bon... il pense même que sain et bon sont deux caractéristiques incompatibles au Japon!).

En tous cas, visuellement, ça donne ça:



Et pour accompagner ça, ce soir, j'ai fait sa recette de poisson grillé sucré-salé.
Le poisson, aujourd'hui, c'était du maquereau.
Avec Wakako, on l'avait faite à l'automne avec le poisson de saison, le "sanma", dont internet me donne la traduction de 'scombresoce' en français; bref, un poisson qu'on ne trouve pas en France, mais proche du maquereau.
La sauce sucrée-salée, elle contient, un peu comme toujours, de la sauce de soja, du mirin, du saké et du sucre. Le poisson est accompagné de piments doux, les "shishito", "brulés" (d'après la traduction de Wakako) à la fin dans la sauce de la poêle.




Encore une fois, simple, sain et bon.
Le tout accompagné de l'incontournable bol de riz.

Même les filles en ont mangé (pourtant pas très fans de sauces d'habitude, ou de choses un peu trop cuisinées).
En revanche, la salade de hijiki, ça n'a pas fait de volontaires chez les enfants. Pour Lucile, ce n'est pas une surprise... mais Coline, j'espérais qu'elle en prenne, d'autant plus qu'elle en a déjà mangé à la crèche. Mais non. Ahh, l'influence de la grande soeur... je m'en passerais bien. (soupir).



Clo
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jeudi 30 avril 2009

Figurez-vous qu'au Japon...

... les perroquets parlent japonais!



Clo
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jeudi 23 avril 2009

Nouvelles

Je vais essayer d'être brève, parce qu'il y en a beaucoup à dire!

Le temps passe, et les évènements se succèdent.

D'abord o-hanami, que j'avais déjà annoncé.
Etalé sur 2 weekends, le premier finalement loupé (floraison des cerisiers stoppée à cause d'une série de jours au froid glacial), le deuxième très sympa (4 et 5 avril): le beau temps et la douceur des températures étaient revenus, on a fait un pique-nique très sympa sur le bord de ce canal tout près de la maison, recouvert d'un toit de coton blanc pour l'occasion.



On a passé cette journée-là avec Miwako et son mari et son fils...
Miwako, ça ne vous dit sûrement plus rien, il y a si longtemps...

C'était il y a deux ans, on venait d'arriver au Japon. On était dans un appartement temporaire dans un quartier de Tokyo en attendant de recevoir notre déménagement qui voyageait en bateau et de trouver un appartement définitif.
Je galérais un peu avec le décalage horaire et les filles encore toutes les deux toutes petites dans un pays tout nouveau où tout m'était inconnu, de la langue aux produits du supermarché, en passant par les us et coutumes, les règles de politesse, l'alimentation, tout ça, tout ça...
Au parc du coin, j'avais rencontré Miwako, une japonaise qui parlait anglais, qui avait un fils de l'âge de Lucile. Elle m'avait remonté le moral, souvent invitée chez elle, et surtout bcp aidée pour toutes sortes de choses, en me prêtant des jouets pour les filles, en m'emmenant en voiture faire des courses, etc...
Et puis là-dessus, on a emménagé dans notre nouvel appartement, hors de Tokyo, et chacune prise par les occupations de la vie quotidienne, on s'est un peu perdues de vue.

Il y a deux mois, je trouve sur mon répondeur un message d'elle, se demandant si je suis encore vivante, encore au Japon ? Je l'ai rappelée et on s'est retrouvées sous les cerisiers en familles.

Deux mois avant notre retour pour la France...
La boucle est bouclée...

Eh oui, on rentre en France cet été, pour s'installer à nouveau à Lyon.
Les filles partiront d'abord début juin avec mes beaux-parents qui reviennent nous voir dans un mois.
Moi ensuite, avec Marin, deux semaines plus tard, le temps d'aller enfin visiter Kyoto avec Romain puis de préparer le déménagement.
Puis Romain rentrera le dernier, début août, pour ses vacances d'été, avant de reprendre le boulot début septembre à Lyon.
Quant à moi, je reprendrai aussi le mien le 1er septembre, en commençant l'année de formation de prof des écoles à l'IUFM.
Les filles, elles, feront toutes les deux leur rentrée à l'école, Lucile en moyenne maternelle (elle n'aura pas fait la petite section), et Coline en petite.
Marin, lui, sera gardé à la crèche ou par une nounou...
Que de changements en vue!!

Sinon, il y a eu le passage de Benoît et Manu. Ils sont arrivés pile-poil pour o-hanami, qu'on a passé le dimanche avec eux au Shinjuku Guyoen, aussi magnifique que l'année dernière à la même époque.


Ensuite, ils ont bien profité du Japon sans qu'on ait le temps de beaucoup les voir. Même pas eu le temps de prendre une bonne photo de Benoît avec son filleul.

Et puis on a fêté Pâques sous un temps magnifique, dans le petit jardin de la résidence comme l'année dernière. Un bon moment. Et l'occasion d'une séance photos.





Dans un prochain message, je mettrai un album de photos de nous tous dernièrement.

Et prochainement aussi, une série de "qu'est-ce qu'on mange ici", vite-fait bien-fait avant qu'il ne soit trop tard pour en parler, quand on sera rentrés en France! Pour que je n'aie pas consciencieusement pris toutes ces photos tout au long de notre séjour pour rien!!

Et puis, ça sera probablement tout pour ce blog... Fin de l'aventure nippone, fin du blog...

Clo
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